Cerveau et négation

Cerveau et négation

Peut-être en avez-vous entendu parler. Peut-être pas. On entend souvent dire que le cerveau ne comprend pas la négation.

Dire aux enfants « ne saute pas dans la flaque » reviendrait à dire « saute dans la flaque ».

 

La réalité est un petite peu différente. En effet, le cerveau a besoin d’imaginer pour ne pas imaginer, de faire pour ne pas faire, c’est un petit peu différent !

Par exemple, si on vous demande de ne surtout pas imaginer une prise rouge, vous allez tous imaginez… une prise rouge.

Si on vous demande de ne pas penser à un arbre, vous allez pensez à un arbre.

 

Cela peut paraître ridicule, mais c’est ainsi. Et en lisant le prochain chapitre sur les ancrages, vous comprendrez à quel point il ne faut pas négliger cet aspet.

Si on prend un exemple dans la vie du sportif, on entend sans cesse (et ça part d’une bonne intention !) :

« Ne stresse surtout pas »

« Ne panique pas »

 

Notre cerveau, en une fraction de seconde, active tout ce qu’il sait sur le sujet du stress, ou de la panique ! Ces phrases reviennent à dire « Vas-y, stress maintenant », ou « tu peux paniquer ».

Dans la vie de tous les jours, ce n’est pas dramatique pourrait-on penser. Sauf que notre cerveau ne stocke pas les informations comme nous le pensons. Il fonctionne par association d’idées, il déforme les informations. Si la notion de stress est importante pour un sportif, parce qu’il se retrouve souvent dans cet état, c’est une catastrophe de lui dire cette phrase.

Au lieu de dire « ne stresse pas », on pourrait envisager « détends-toi » par exemple.

Vous l’aurez compris, notre cerveau associe des idées entre elles et déclenche, ne serait-ce que temporairement, des mécanismes en rapport avec son expérience.

© 2020 par Thomas Ferry / www.prepagrimpe-online.com

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